Maintenant que le beau temps et là et que l’on prie pour que ça dure, on peut difficilement oublier de penser à l’été qui approche. Une bonne nouvelle pour la plupart des gens, mais un sérieux temps mort pour tous les créateurs d’entreprise. Alors qu’au mois d’août tout Paris cesse de fonctionner, quel espoir reste-t-il à l’entrepreneur en besoin de continuer la vente de ses prestations ? S’il est impossible de prévoir le gouffre financier qui nous attend en ce mois d’été, comment enjamber cet obstacle pour nous retrouver sains et saufs jusqu’à la rentrée?
Le mois d’août servirait-il de sélection naturelle des petites entreprises, permettant aux plus prometteuses la survie et achevant les autres?
La difficulté à être entrepreneur est que nos ressources équivalent au travail fourni et facturé à nos chers clients. Ce qui veut dire également que ce n’est pas forcément régulier ou suffisant pour vivre. A force de trimer, on se demande si l’on ne doit pas se résoudre à trouver un job à mi-temps. Mais quand notre domaine est bouché, faut-il s’aventurer dans un univers complètement différent ? Et si travailler à mi-temps contribuait à subvenir à certains besoins financiers, mais surtout contribuait à ralentir notre activité première, jusqu’à l’emmener à l’échec total ? Là où nous pensions trouver une sécurité financière, se pourrait-il que l’on trouve en fait, la fin de notre entreprise ?
Être une femme dans le milieu du travail n’est déjà pas chose simple, il faut le dire. Mais être à la tête d’une micro-entreprise à 25 ans est encore moins simple. Nous avons le droit à tous les clichés « trop jeune », « pas assez d’expérience », « c’est une femme! », qui nous vaut le manque de confiance de son prochain. Oui, à 25 ans nous avons moins d’expérience qu’à 40 ans, mais ne pouvons-nous pas apporter un petit plus ? Lorsqu’on est jeune et peu expérimenté, c’est l’instinct qui parle le premier, le saut dans le vide fait moins peur si nous n’avons pas tous les éléments en main qui pourraient décourager notre entrain.
Dans le milieu des entrepreneurs, devons-nous réellement nous sentir handicapé par notre jeunesse, ou devons-nous laisser parler notre naïf instinct ?